Transfert de microbiote des proies au prédateurs: cas d'étude du réseau trophique des mésanges bleues corses.

Track:
Trophic interactions
What:
Talk
When:
15 minutes
Where:
Room EFG
Discussion:
0

On connaît peu les facteurs qui affectent le microbiote d’une population ou d’une communauté en milieu naturel, mais le type d’hôte et son régime alimentaire semblent déterminants. Les relations hôtes-microbiotes sont importantes pour l’évolution des organismes, tout comme les relations interspécifiques, notamment les relations proies-prédateurs. Un réseau trophique contient plusieurs hôtes possédant tous un microbiote. Le microbiote d’une proie pourrait être transféré à ses prédateurs. Ce projet vise à tester si la composition du microbiote est similaire chez trois hôtes d’un réseau trophique : les feuilles de deux espèces de chêne, les chenilles foliaires et les mésanges bleues de trois populations en Corse. Nous nous attendions à ce que les trois hôtes échantillonnés autour d’un même nichoir soient un microbiote plus similaire que ceux des autres hôtes de la population. L’amplification de séquences codantes d’ARN ribosomal 16S dans les échantillons de feuilles de chênes, de chenilles et de fientes de mésanges bleues, et l’utilisation de méthodes d’analyses multivariées ont permis de tester nos prédictions. Les résultats semblent confirmer le transfert de bactérie de proies vers prédateurs. Les trois types d’hôtes autour d’un nichoir ont un microbiote similaire. De plus, les hôtes de niveaux trophiques adjacents ont plus de bactéries en commun que les hôtes séparés par un niveau dans le réseau trophique. Il s’agit de la première observation d’un transfert de bactéries de proies à prédateurs dans un réseau trophique composé d’un producteur primaire, d’un consommateur primaire et d’un consommateur secondaire.

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