La richesse spécifique d’une communauté comme prédicteur de la structure d’un réseau écologique

Thème:
Interactions trophiques
Quoi:
Talk
Quand:
jeudi 19 déc. 10h10   10:10 AM à 10:25 AM (15 minutes)
Où:
Salle AB
Discussion:
0

Une communauté biologique, définie autant par les espèces qui la composent que par leurs relations interspécifiques, peut être représentée par un réseau complexe d’interactions écologiques. À titre d’exemple, les réseaux trophiques, exclusivement formés par des liens de prédation entre espèces, constituent l’un des types de réseaux les plus étudiés en écologie. La structure générale des réseaux écologiques est une source d’information considérable sur la stabilité face à des perturbations et sur le dynamisme des communautés. Pour des raisons à la fois méthodologiques et historiques, les données d’interactions interspécifiques ne sont en revanche que trop peu souvent collectées au sein des communautés, contrairement à la richesse et à l’identité des espèces présentes. Nous allons ici montrer comment il est possible de supputer certaines des propriétés fondamentales des réseaux trophiques uniquement à partir de leur richesse spécifique. Pour ce faire, les données ouvertes de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), de distribution de l’ensemble des mammifères terrestres en Amérique du Nord, ont été mises à profit pour estimer la richesse spécifique de communautés. Par la suite, à l’aide de quatre modèles génératifs (le niche model, le cascade model, le nested-hierarchy model et le minimum potential niche model), c’est-à-dire de modèles utilisant certains mécanismes écologiques, des réseaux trophiques réalistes ont été générés. Nos résultats montrent que la structure d’un réseau écologique peut être adéquatement estimée qu’à partir de la richesse spécifique d’une communauté biologique lorsque la qualité des données disponibles ne permet pas de meilleures approximations.


Mon horaire

Ajouter à votre horaire