11.30  La valeur économique du patrimoine industriel : Exemples de sites industriels textiles

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Cette présentation s’appuie entre autres sur l’ouvrage « Patrimoine textiles de par le monde » et sur trois villes européennes répertoriées sous la rubrique « le coton en ville ». En premier, Lodz, le plus grand complexe textile du pays avec des industries qui datent pour l’essentiel des dernières décennies du XIXème siècle et qui connaissent aujourd’hui des plans importants de rénovation. Deuxième, Manchester, la première ville au monde à avoir été industrialisée, d’abord avec l’industrie du coton, puis carrefour commercial pour les produits issus de cette industrie. Elle était alors surnommée « la ville des entrepôts » ou « Cottonopolis ». Et dernière, Mulhouse, qui a ouvert son premier atelier d’impression d’étoffes en 1746 (fabrication d’indiennes) et a profité ensuite de son statut de République, puis du soutien des institutions locales telles que la société industrielle et la bourse du Coton, pour développer son industrie cotonnière. Ces villes ont toutes connu un grand développement lors de la révolution industrielle, et chacune a su, après une période difficile liée à la crise du textile, retrouver une nouvelle place en diversifiant son activité économique et en valorisant son patrimoine. 

L’exposé permet de comparer les sites et après un court historique sur leur évolution (populations, types d’activités,…), l’analyse est centrée sur leur actualité et leur environnement avec comme fil conducteur les questions suivantes : Que sont devenus ces sites industriels textiles ? Comment ce patrimoine industriel « s’intègre » dans la vie dans les cités ou comment les cités et les hommes « intègrent » leur patrimoine ? Qu’est-ce que le patrimoine industriel apporte ? Quel rôle joue-t-il au niveau économique (voire industriel), touristique et universitaire de la cité ? Ce patrimoine industriel est-il reconnu en tant que tel ? Par qui ? Cette reconnaissance est-elle locale, régionale, nationale ou internationale ? À partir de cette analyse, Comment l’histoire des sites industriels peut expliquer et impulser leur actualité ? Impulser leur avenir ? Ceci nous conduit à nous interroger aussi sur des sites du patrimoine reconnus pour leur valeur patrimoniale et qui ont néanmoins été détruits, complètement ou en partie (ex. de DMC à Mulhouse). Est-ce que ne rien faire pour le maintien d’un site industriel de valeur, en d’autres termes « laisser faire » sa destruction partielle ou complète, peut aussi faire partie de son histoire, contribuer à sa mémoire, et donner du sens pour l’avenir ? 

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